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C'est au pays des Jeunes Volcans d'Ardèche que se rattache le volcanisme de la commune de Meyras.

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PHOTO 1 - LE SOUILHOL VU DEPUIS LA RD 26
Nous avons ici la partie centrale de la vue offerte depuis l'épingle de la RD 26
(arrêt N°1). On reconnaît parfaitement le volcan du Souilhol dont le flanc gauche s'offre ici au regard. On devine l'égueulement, ouvert en direction de la vallée du Lignon. En portant le regard vers la confluence Ardèche – Lignon, on peut admirer le front d'érosion qui affecte la coulée, émise dans la vallée du Lignon, venue mourir à Pont de Labeaume




 

PHOTO 2 -
AFFOUILLEMENT SOUS-BASALTIQUE
(Site de l'office du Tourisme, Meyras)
Ce point de vue (arrêt N° 3) permet de comprendre pourquoi les coulées basaltiques " de vallées " reculent rapidement du fait de " l'affouillement " des alluvions sous-basaltiques à l'occasion de chaque crue.




 

PHOTO 3 - CORDONS DE GALETS CONSOLIDÉS
(Rive droite de l'ArdÈche, Neyrac).
Nous voyons sur ce cliché que les alluvions sous-basaltiques ont localement reculé moins vite que la falaise basaltique. Ceci est la conséquence de la cimentation naturelle des galets par les eaux chargées en carbonate de chaux.




 

PHOTO 4 - TUFS CALCAIRES, NEYRAC
(Point d'ARRÊT N° 4)
La combinaison du gaz carbonique, émis en grande quantité au niveau du maar Doris, et du calcium libéré par l'altération des minéraux du volcanisme (sous forme de CaO), conduit à la formation de tufs calcaires (CaCO3).




 

PHOTO 5 - LE MAAR DORIS
(Vue depuis la route de crête Meyras-Thueyts)
Sur cette photo, prise au téléobjectif depuis la route de crête reliant Meyras à Thueyts, le cratère du maar Doris apparaît parfaitement. On distingue par ailleurs le nouvel établissement thermal ainsi, qu'au premier plan, l'hôtel du Levant.




 

PHOTO 7 - Bombe basaltique,
Lèvre du cratère du Souilhol.La surface, en " croûte de pain ", et la forme générale de la bombe (elle épouse celle du substratum sur lequel s'est effectué l'impact) donnent d'utiles indications sur l'état physique du matériel au moment de l'impact.




 

PHOTO 8 :
LA PLUS GROSSE BOMBE VOLCANIQUE
DU PAYS
DES JEUNES VOLCANS D'ARDÈCHE
(LÈVRE DU CRATERE DU SOUILHOL)
Cette bombe (lèvre du cratère du Souilhol) présente un aspect vaguement fuselé et pèse vraisemblablement sept à dix tonnes. On comprend qu'elle ait à peine franchi la lèvre du cratère.




 

PHOTO 10 - VOLCAN DU SOUILHOL, MEYRAS
" TWISTED RIBBON BOMBS "
C'est une superbe " fontaine de lave " qui, voici guère plus de 10.000 ans, jaillissait à l'emplacement du " spatter rempart " du sommet du Souilhol. La température d'émission, particulièrement élevée, a joué un rôle déterminant dans la forme prise par ces projections.





VOLCANISME DE LA COMMUNE DE MEYRAS : LOCALISATION DES POINTS D'ARRÊT.
(Document aimablement communiqué par monsieur le maire de Meyras)

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MEYRAS - Village étape
du pays des Jeunes Volcans d'Ardèche

CADRE GÉNÉRAL ET ÂGE DU VOLCANISME DE MEYRAS

C'est au pays des Jeunes Volcans d'Ardèche que se rattache le volcanisme de la commune de Meyras. Le volcan du Souilhol et ses deux coulées ainsi que le maar Doris (site de la station thermale), se rattachent en effet au dernier épisode éruptif (peut-être âge de guère plus de 10.000 ans) ayant affecté le Bas Vivarais.
Le volcan du Souilhol, situé sur la crête localisée dans la confluence entre Ardèche et Lignon, domine la station thermale de Neyrac. Il s'agit d'un cratère égueulé ayant émis deux coulées basaltiques. La première coulée est sortie par le cratère regardant en direction du Lignon et a successivement rempli les vallées du Lignon et de l'Ardèche (jusqu'à Pont de Labeaume). Une autre coulée a contourné Neyrac Haut après s'être échappée à la faveur d'une fracture affectant le socle.
Le maar Doris, reconnu voici peu, correspond très exactement au site de la station thermale. Il joue indubitablement un rôle essentiel dans la localisation des sources ayant favorisé l'implantation du site thermal. Le maar joue par ailleurs le rôle d'un puits naturel qui piège les eaux tant d'origine proche que lointaine. Le gaz carbonique, émis dans ce piège naturel, ajoute au cachet particulier de Neyrac dont la mofette était, dit-on, déjà connue des romains.


1 - L'Épingle de la RD 26 (arrêt 1)
Peu après avoir quitté le centre de Meyras, quelques centaines de mètres avant d'atteindre la RN 102, on fera un arrêt dans l'épingle de la RD 26 où un élargissement de la chaussée autorise le stationnement de plusieurs véhicules (voire d'un autocar). De là il est possible d'observer à loisir un large tronçon de la vallée de l'Ardèche depuis la Gravenne de Thueyts jusqu'à Pont de Labeaume. On remarque en particulier, en portant le regard de l'amont vers l'aval : le site de la station thermale (l'œil averti reconnaîtra le cratère du maar Doris), le volcan strombolien du Souilhol (Photo 1), la puissante coulée basaltique émise par celui-ci dans la vallée du Lignon. Cette dernière a ensuite rejoint le lit de l'Ardèche pour venir mourir à Pont de Labeaume où elle repose sur la coulée venue du maar du Ray-Pic.


2 - Le secteur de l'office du tourisme (arrêts 3 à 5)
2.1 La morphologie des coulées, vraie colonnade et entablement
La coulée basaltique, sur laquelle se situe le parking de l'office du tourisme, permet de se livrer à plusieurs observations (arrêt N° 3). Bien que l'ensemble soit assez puissant, de l'ordre de 11 mètres, la vraie colonnade est de faible épaisseur (# 1 mètre). Elle est remarquablement bien prismée et surmontée d'un puissant entablement constituant l'essentiel de la falaise. Cette coulée offre la possibilité de bien rendre compte des différences entre vraie colonnade et entablement. La première est parfaitement prismée et correspond à ce que l'on qualifie également "d'orgues basaltiques" alors que la seconde présente une prismation beaucoup plus anarchique.

2.2 - Les alluvions sous-basaltiques, leur rôle dans le processus d'érosion des coulées
Des alluvions mal consolidées peuvent être observées au même endroit que vraie et fausse colonnade. On comprend très bien (Photo 2) qu'elles puissent être entraînées lors des épisodes de crue et que ce processus induit la formations de surplombs qui -tôt ou tard- provoquent l'effondrement de la vraie colonnade. Avec un peu de retard l'entablement subit le même sort et la falaise basaltique recule ainsi de façon relativement rapide. Ceci explique l'importance de la dissection des coulées en dépit de l'âge récent du volcanisme.

Le site de Neyrac présente la particularité d'offrir au regard des alluvions sous-basaltiques qui localement reculent moins vite que la coulée basaltique (Photo 3). Ceci est particulièrement bien visible au point d'arrêt N°5 où des cordons de galets, cimentés par de la calcite, sont présents en avant de la falaise basaltique (en rive gauche de l'Ardèche, à la hauteur de l'hôtel du Levant). Cette cimentation est tout à fait naturelle ; elle est en effet liée à la circulation d'eaux chargées en carbonate de chaux (voir infra). Ce type d'observations peut également être effectué sous le pont qui enjambe l'Ardèche et conduit vers la station thermale.

2.3 - Une curiosité particulière au site de Neyrac : la formation de tufs calcaires.
En rive droite de l'Ardèche, face à la petite plage située à l'extrémité du chemin partant du parking (office du tourisme), on observe la formation de tufs calcaires (Photo 4). Une telle occurrence mérite attention. En effet elle reflète à la fois une conséquence des importantes émissions de gaz carbonique connues dans toute l'Ardèche dite "des vallées" et la combinaison de ce gaz carbonique avec le calcium (sous forme de CaO) libéré lors de l'altération des silicates calciques contenus dans le cratère du maar Doris. On notera que les émissions de gaz carbonique sont très importantes à Neyrac et se manifestent en particulier par la présence d'une mofette connue de longue date. en effet, Faujas de Saint-Fond en parlait déjà dans ses lettres au Roi Louis XV ...

3 - Le maar Doris (arrêts 2 et 6)
Le site de la station thermale, bien que connu de longue date, n'a que très récemment été interprété comme un cratère de maar. D'ailleurs il n'est pas répertorié dans la carte géologique éditée dans les années 80. Il s'agit d'un appareil de forme sub-circulaire, dont la superficie interne est rigoureusement celle du replat situé au cœur de la station. La structure du maar est parfaitement repérable depuis l'aval du parking situé au pied de "Ciné Neyrac". Elle se distingue encore mieux depuis la petite route de crête reliant Meyras à Thueyts (Photo 5). Les produits d'explosion phréatomagmatiques, tout à fait caractéristiques, sont observables tant en bordure de route (juste avant de pénétrer dans la station) que derrière l'établissement thermal (point 6). Ils sont constitués presque exclusivement de fragments du socle plus ou moins pulvérisés (gneiss, granite, …/..)

4 - La montée vers le Souilhol, vue depuis le sommet

La montée vers le sommet du Souilhol s'effectue à partir d'un point situé à quelques mètres au-delà de la pancarte indiquant Le Seuzaret, Jaujac. Il ne faut en aucun cas suivre la route indiquant " le Souilhol ", nom du hameau qui se situe légèrement à l'amont, dans le prolongement de la route qui part vers la gauche. 

Sur la lèvre du cratère on atteint, après une petite centaine de mètres, la bombe de la photo 7. Celle-ci mesure de près d'un mètre de long dans sa plus grande dimension et présente une surface dite en "croûte de pain". Elle est arrivée au sol à l'état encore plastique car elle a partiellement épousé la formes des objets sur lesquels elle s'est écrasée. On a là, par simple observation de la forme, une bonne information sur l'état physique de la matière au moment s'effectue le contact avec le sol.
On sait que certaines laves du Souilhol ont été émises à des températures particulièrement élevées (supérieures à 1200 °C) et cet objet, n'a pas eu le temps de se refroidir totalement au cours de sa trajectoire aérienne.


Depuis le sommet, la vue est excellente en direction de la confluence Lignon - Ardèche et de Pont de Labeaume (avec une remarquable morphologie de coulée) ainsi qu'en direction du château de Ventadour, toutefois partiellement masqué par les reliefs du premier plan. On dispose aussi d'une excellente vue sur les hameaux qui dominent la vallée de la Fontaulière, en rive gauche. Naturellement, en l'absence de brume, le panorama offert sur le massif du Coiron et son soubassement marno-calcaire est tout à fait remarquable. Vers le sud, la Coupe de Jaujac est intégralement visible et on distingue parfaitement tant les maisons de la périphérie de Jaujac que le château situé au pied de la Coupe.


Les laves (projections) constituant le sommet du Souilhol méritent une mention spéciale. Elles ont en effet été émises à une température particulièrement élevée (supérieure à 1200 °C) et après une trajectoire aérienne relativement brève sont retombées en donnant des formes particulièrement torsadées (twisted ribbon bombs : Photo 10). Le bruit particulier qu'elles émettent sous le pas du marcheur reflète par ailleurs leur état totalement vitreux.



Si nous tournons le regard vers l'ouest, nous apercevons ce qui reste de la "Gravenne de Thueyts" (activement exploitée pour ses pouzzolanes) ainsi que le site de cette commune, largement construite sur la coulée basaltique qui a terminé le cycle éruptif. Sur la crête située au nord, nous remarquons les conifères, alignés de façon quasi militaire, de la "Gravenne de Montpezat". Les coulées émises par cette dernière, en direction de la Fontaulière, ne sont évidemment pas visibles. Il convient d'ajouter que la vue est très dégagée en direction du centre de Meyras et de son clocher très caractéristique. On devine aussi la petite route qui, via la crête, permet de relier le centre de Meyras à Thueyts.
C'est depuis cette route que l'on a le meilleur point d'observation sur le maar Doris dont la morphologie apparaît alors très caractéristique.

 

Bibliographie

- E. T. Berger, R. Brousse, " Age récent (11.770+/-270 ans B.P.) des dernières éruptions du Vivarais ", dans Les Comptes rendus de l'académie des sciences, vol. 280, série D, 1975, p. 419-422
- E. T. Berger., I. Laurent, M. Vannier, " Approche stochastique des crises volcaniques : exemple du Massif central français ", dans Colloque Géoprospective, 18-19 avril 1994, Paris, unesco, 1994, p. 33-34
- Carte géologique de la France à 1/50.000 : Burzet, Orléans, Bureau de recherches géologiques et minières, 1985

Sources

- E. T. Berger, Enclaves ultramafiques, mégacristaux et leurs basaltes-hôtes en contexte océanique, Pacifique sud, et continental, Massif central français, Doctorat d'état, Paris XI, 1981
- E. T. Berger, Le volcanisme récent de l'Ardèche, Thèse de 3e cycle, Orsay, 1973
- E. T. Berger, Perspectives offertes par le volcanisme du secteur de Montpezat – rapport préliminaire, dans le cadre du projet " Pays des Jeunes Volcans d'Ardèche ", 1998

 
 
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